jeudi 12 novembre 2009
Un ananas
Un ananas, c'est vraiment un exemple type de défense naturelle qui ne donne rien. C'est quoi, ce système de carapace recouverte de piques duquel on vient à bout facilement, en ayant juste un couteau et un peu de temps? Si au moins il se débattait, le pauvre.
vendredi 18 septembre 2009
Les Objets
Le cadran réveil avait beau puiser dans toute sa batterie, en syphonner tout le jus jusqu'a faire fondre le plastique, il n'arrivait pas à enterrer les rumeurs de révoltes émanant du frigidaire.
C’est que dans le nouvel appartement, le calme ne respirait qu'en surface. Les objets s’apprêtaient à livrer bataille et le frigidaire n’était qu’un des multiples foyers ou grondait la révolution. Si l’on eut ouvert la porte close et se faisant fait s’allumer la lumière, voici ce qu’on aurait appercu :
Prête à feindre la chute, la demi livre de beurre se tenait prête à se jeter sur le plancher dès que la porte serait ouverte. Le plan était simple et les habitants du frigidaire avaient réussi à convaincre tous les objets de la cuisine de participer à ce poutsh, durant lequel tout devait se dérégler et devenir compliqué afin que vengence contre les humains soit obtenue.
Toutes ces années d’asservissement étaient finies, les deux échalotes rabougries venaient d’en déclarer ceci et cela.
Le brocolis qui n’avait guère plus un physique attrayant ni un joli minois surveillait le tout d’un air narquois. C’était celui qui avait le plus d’ancienneté dans le groupe et personne n’aurait su dire depuis combien de temps diable séjournais t’il dans son sac transparent. Il avait su garder toute sa dignité, même si jamais il n’avait eu la chance d’accomplir sa destinée. La casserole ne l’avait pas choisi, il en était ressorti un peu aigri.
C'est qu'il avait beau puer et être tout fané, il n'en demeurait pas moins que ce légume fut doté d'un fort pouvoir de persuasion. C'était quand même lui le plus lucide, celui qui avait su mobiliser les troupes pour lutter. Tous s'étaient ralliés pour composer cet ultime guérilla : même la boîte de bicarbonnate de soude, cette grognonne qui se plaignait sans cesse de devoir tout filtrer leurs odeurs entremêlées et qui jamais ne se mêlait aux dilemmes des aliments s'était sentie interpellé.
Ils étaient pris pour acquis, utilisés puis jetés et cela devait changer.
Tout avait commencé quand la lavette à vaisselle avait perdu la tête et qu’un matin, on avait vu son manche vide, avec l'éponge qui pendait tristemment au bout.
Nervous breakdown, avait décreté le couteau à dent,
qui fut un jour son amant.
En effet, la pauvre Lavette avait démontré de fort symptômes de nervositée des son arrivée
quant à la tache colossale qui l’attendait, et elle n’avait pu supporter le lavage intensif des couverts qu'on lui avait fait subir, jour après jour, sans jamais de repos ni de congé payé.
Au début, elle avait commencée par perdre son tissu rugueux. Pendant les premiers jours, elle avait pourtant tenté de le cacher, mais le malheur sur elle s’était acharné et bientôt, son état lamentable fut impossible à ignorer.
Les fourchettes, ses sales belettes avaient tout de suite colportées et elle était maintenant la risé de tout le tirroir à ustensiles.
Ensuite, il y avait eu la serviette qui malgré ses longues années de loyaux services avait été rétrogradée au tiroir des guenilles. Elle ne s'habituait pas à leurs vulgaritée pédante, leurs rires gras et leurs cris d’hystériques provoqués par les vapeurs de Fantastique .
Les premiers jours elle avait été persuadée qu’il s’agissait d’une erreur. Certe, les autres serviettes l’avaient prévenues que si elle continuait à se négliger ainsi, aminscissant et s'effilochant, on ne pourrait peut-être plus lui garantir sa place dans la confortable chaleur de l'étagère à serviettes, mais elle ne l'avait jamais réellement cru. Elle était une serviette, c'était un titre prestigieux qu'on ne perdait pas comme ça. Et même après avoir recu le tranchant des ciseaux en son tissu, découpant son tissus en autant de guénilles, elle continuait de crier, dans sa névrose éberluée : MAIS JE SUIS UNE SERVIETTE!!! JE SUIS UNE SERVIETTE!
Et même si finalement elle s'était résignée, tous les objets de la cuisines avaient entendus parler de son sort injuste, ça commençait à jaser. Vite, la révolution s'était organisé.
Demain, ce serait la première phase du plan Détraqué et le grille pain avait comme premier mandat de rendre l'humaine completement timbrée en refusant de griller les toasts qu'on lui ferait avaler.
Ensuite, ce serait la machine à café, son objet préféré.
C’est que dans le nouvel appartement, le calme ne respirait qu'en surface. Les objets s’apprêtaient à livrer bataille et le frigidaire n’était qu’un des multiples foyers ou grondait la révolution. Si l’on eut ouvert la porte close et se faisant fait s’allumer la lumière, voici ce qu’on aurait appercu :
Prête à feindre la chute, la demi livre de beurre se tenait prête à se jeter sur le plancher dès que la porte serait ouverte. Le plan était simple et les habitants du frigidaire avaient réussi à convaincre tous les objets de la cuisine de participer à ce poutsh, durant lequel tout devait se dérégler et devenir compliqué afin que vengence contre les humains soit obtenue.
Toutes ces années d’asservissement étaient finies, les deux échalotes rabougries venaient d’en déclarer ceci et cela.
Le brocolis qui n’avait guère plus un physique attrayant ni un joli minois surveillait le tout d’un air narquois. C’était celui qui avait le plus d’ancienneté dans le groupe et personne n’aurait su dire depuis combien de temps diable séjournais t’il dans son sac transparent. Il avait su garder toute sa dignité, même si jamais il n’avait eu la chance d’accomplir sa destinée. La casserole ne l’avait pas choisi, il en était ressorti un peu aigri.
C'est qu'il avait beau puer et être tout fané, il n'en demeurait pas moins que ce légume fut doté d'un fort pouvoir de persuasion. C'était quand même lui le plus lucide, celui qui avait su mobiliser les troupes pour lutter. Tous s'étaient ralliés pour composer cet ultime guérilla : même la boîte de bicarbonnate de soude, cette grognonne qui se plaignait sans cesse de devoir tout filtrer leurs odeurs entremêlées et qui jamais ne se mêlait aux dilemmes des aliments s'était sentie interpellé.
Ils étaient pris pour acquis, utilisés puis jetés et cela devait changer.
Tout avait commencé quand la lavette à vaisselle avait perdu la tête et qu’un matin, on avait vu son manche vide, avec l'éponge qui pendait tristemment au bout.
Nervous breakdown, avait décreté le couteau à dent,
qui fut un jour son amant.
En effet, la pauvre Lavette avait démontré de fort symptômes de nervositée des son arrivée
quant à la tache colossale qui l’attendait, et elle n’avait pu supporter le lavage intensif des couverts qu'on lui avait fait subir, jour après jour, sans jamais de repos ni de congé payé.
Au début, elle avait commencée par perdre son tissu rugueux. Pendant les premiers jours, elle avait pourtant tenté de le cacher, mais le malheur sur elle s’était acharné et bientôt, son état lamentable fut impossible à ignorer.
Les fourchettes, ses sales belettes avaient tout de suite colportées et elle était maintenant la risé de tout le tirroir à ustensiles.
Ensuite, il y avait eu la serviette qui malgré ses longues années de loyaux services avait été rétrogradée au tiroir des guenilles. Elle ne s'habituait pas à leurs vulgaritée pédante, leurs rires gras et leurs cris d’hystériques provoqués par les vapeurs de Fantastique .
Les premiers jours elle avait été persuadée qu’il s’agissait d’une erreur. Certe, les autres serviettes l’avaient prévenues que si elle continuait à se négliger ainsi, aminscissant et s'effilochant, on ne pourrait peut-être plus lui garantir sa place dans la confortable chaleur de l'étagère à serviettes, mais elle ne l'avait jamais réellement cru. Elle était une serviette, c'était un titre prestigieux qu'on ne perdait pas comme ça. Et même après avoir recu le tranchant des ciseaux en son tissu, découpant son tissus en autant de guénilles, elle continuait de crier, dans sa névrose éberluée : MAIS JE SUIS UNE SERVIETTE!!! JE SUIS UNE SERVIETTE!
Et même si finalement elle s'était résignée, tous les objets de la cuisines avaient entendus parler de son sort injuste, ça commençait à jaser. Vite, la révolution s'était organisé.
Demain, ce serait la première phase du plan Détraqué et le grille pain avait comme premier mandat de rendre l'humaine completement timbrée en refusant de griller les toasts qu'on lui ferait avaler.
Ensuite, ce serait la machine à café, son objet préféré.
mardi 25 août 2009
Des nouvelles du Nord
Bon, ça suffit.
La vie n'attend pas, elle.
Je déménage mardi prochain et j'ai peur, un peu.
La vie n'attend pas, elle.
Je déménage mardi prochain et j'ai peur, un peu.
samedi 8 août 2009
M. Allumette sait de quoi il parle
C'est l'histoire d'un bonhomme allumette qui à force de se faire appeler Monsieur Allumette chez le boulanger et le poissonnier ou encore de devoir écrire "Bonhomme Allumette" dans la case "Occupation actuelle" des sites de rencontres sur lesquels ils s'inscrivait, avait développé une trop grande conscience de sa nature.
Poussant chaque jour un peu plus loin son questionnement identitaire , il finit par se perdre au creux de ses interrogations. Pareil comme si il s'était perdu dans un abysse de son esprit, un creux ou il n'aurait pas fallu mettre les pieds. Un jour, il dépassa les bornes et sombra dans une sorte de paranoïa transcendante.
Ainsi s'était-il mis à craindre de prendre en feu si jamais il avançait trop vite, à cause disait-il de la friction de ses pas sur la feuille de papier sur laquelle il vivait. Cette peur était si grande que cela l'empêchait même de dormir le soir, entre les deux couvertures du livre sur lequel il était dessiné.
Il se mit donc a développer trucs et astuces pour éviter à tout prix que son petit corps frêle ne s'enflamme. Il s'efforçait par exemple de marcher très lentement, en mesurant toujours la longueur et la vitesse de ses pas. Pour s'assurer de ne jamais accélérer, il avait développé une technique infaillible. Il coordonnait chacun de ses mouvements avec une pensée, et étirait son action jusqu'à ce qu'il ait achevé sa réflexion. Une philosophie de l'instant, un arrêt sur image.
Ainsi, il faisait un pas, s'arrêtait et pensait
si
Une jupette, c'est une petite jupe ...
une fillette c'est une petite fille...
une voilette, un petit voile ...
des lunettes, sont de petites lunes...
des fenêtres minuscules derrières lesquelles on range ses yeux
Poussant chaque jour un peu plus loin son questionnement identitaire , il finit par se perdre au creux de ses interrogations. Pareil comme si il s'était perdu dans un abysse de son esprit, un creux ou il n'aurait pas fallu mettre les pieds. Un jour, il dépassa les bornes et sombra dans une sorte de paranoïa transcendante.
Ainsi s'était-il mis à craindre de prendre en feu si jamais il avançait trop vite, à cause disait-il de la friction de ses pas sur la feuille de papier sur laquelle il vivait. Cette peur était si grande que cela l'empêchait même de dormir le soir, entre les deux couvertures du livre sur lequel il était dessiné.
Il se mit donc a développer trucs et astuces pour éviter à tout prix que son petit corps frêle ne s'enflamme. Il s'efforçait par exemple de marcher très lentement, en mesurant toujours la longueur et la vitesse de ses pas. Pour s'assurer de ne jamais accélérer, il avait développé une technique infaillible. Il coordonnait chacun de ses mouvements avec une pensée, et étirait son action jusqu'à ce qu'il ait achevé sa réflexion. Une philosophie de l'instant, un arrêt sur image.
Ainsi, il faisait un pas, s'arrêtait et pensait
si
Une jupette, c'est une petite jupe ...
une fillette c'est une petite fille...
une voilette, un petit voile ...
des lunettes, sont de petites lunes...
des fenêtres minuscules derrières lesquelles on range ses yeux
vendredi 7 août 2009
C'est de là que je viens
Ma mère a un gène, celui d'aimer accumuler des meubles. Des meubles en toile, des sacs en bois , des statuettes drôles ou parfois effrayantes.
Ma mère est une fourmi, elle a toujours quelque chose à transporter.
Alors, il faut l'aider parce qu'elle n'a que deux bras, même si elle un peu insecte.
Ma mère est une fourmi, elle a toujours quelque chose à transporter.
Alors, il faut l'aider parce qu'elle n'a que deux bras, même si elle un peu insecte.
lundi 27 juillet 2009
Mûres réflexions
Les peines d'amour expliquées aux enfants :
Un mal d'amour, c'est comme avoir la nausée. C'est rien pour te tuer, mais sur le coup tu pense vraiment que tu vas en mourir tellement tu te sens glisser.
Un mal d'amour, c'est comme avoir la nausée. C'est rien pour te tuer, mais sur le coup tu pense vraiment que tu vas en mourir tellement tu te sens glisser.
vendredi 24 juillet 2009
Noctambule
C'était une heure indue pour marcher dans la rue. Mais c'est la nuit qu'il fait bon vivre. Pas trop de bruit, des lumières jaunâtres qui donnent un aperçu chamboulé de l'existence et le murmure cliché du vent, faisant sécher mes sueurs nocturnes. Un vent doux et langoureux, frais et qui enveloppe comme un drap ayant séché sur la corde à linge. J'avançais lentement, mais avançais-je vraiment, chacun de mes pas semblant planer pas si loin que ça du précédent. Un trajet qui me prend 20 minutes habituellement m'en avais pris le double, c'est indécent.
La veille, du sexe aquatique décadent,
Décadent comme un biscuit aux pépites de chocolat Le Choix du Président.
La veille, du sexe aquatique décadent,
Décadent comme un biscuit aux pépites de chocolat Le Choix du Président.
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